Cette année encore, et depuis le 13 novembre, nous avons mis en oeuvre le plan « grand froid ». Il s’agit de coordonner, sous l’autorité du Préfet et à l’appui du centre d’appel 115, l’action des différents acteurs publics (services de l’Etat, des Départements, des Communes) ou associatifs (associations humanitaires).
Ce dispositif comporte trois niveaux :
NIVEAU 1 : « mobilisation hivernale » - veille de base (vigilance permanente)
NIVEAU 2 : « grand froid » - températures négatives le jour et comprises entre –5°C et –10°C la nuit.
NIVEAU 3 : « froid extrême » - températures exceptionnellement basses, inférieures à –10°C
Quelle que soit la température, il s’agit de tout mettre en oeuvre afin que dans notre Ville tout drame soit évité. A cette fin, c’est à l’ensemble de nos Concitoyens qu’il fait appel. Cette vigilance, traduction de solidarité, doit s’opérer 24 heures sur 24 et pas seulement la nuit. Mais dans notre région, et à Hénin-Beaumont, il n’est jamais fait appel en vain à cet esprit de solidarité. Notre Société malheureusement encore exposée à connaître des drames, exacerbés par un hiver parfois précoce.
C’est en appelant le 115 ou le numéro vert (0800 511 222) mis en place par la Ville que chacun participera à ce dispositif nécessaire.
Ainsi, tout cas de personne présentant des symptômes de détresse, d’isolement ou de souffrance, dus au froid, et particulièrement toute personne apparemment sans domicile fixe pourra-t-il être signalé. Cet acte citoyen est partie intégrante du dispositif départemental (115) et local (CCAS).
Au plan local, autour du C.C.A.S. s’articulent les interventions de la Police Municipale, la Police Nationale, les services d’urgence de la Polyclinique d’Hénin-Beaumont et du Centre Hospitalier de Lens, sans oublier les agents du Samu Social et les bénévoles des associations caritatives, dont la Croix Rouge.
ATTENTION !
Le froid expose bien sûr les sans domicile fixe, mais également toute personne hypertendue ou présentant une insuffisance coronarienne et (ou) respiratoire. L’augmentation du rythme cardiaque pour réchauffer le corps fragilise ces malades et il faut savoir que pendant les grands froids de 1985, des statistiques officielles ont révélé une augmentation des 17% des infarctus, de 54% des accidents vasculaires cérébraux et de 208% des pneumonies. L ‘ennemi n’est donc pas seulement l’hypothermie. ATTENTION aussi au mortel monoxyde de carbone trop souvent dégagé par des appareils de chauffage d’appoint défectueux ou des chaudières non entretenues dans des locaux mal ventilés.